Les fenêtres et les portes permettent d’isoler et de protéger la maison de l’extérieur, mais aussi de l’éclairer correctement et d’assurer le renouvellement de l’air nécessaire. Leur remplacement est assez fréquent. Le fait de ne changer que les anciennes fenêtres et portes permet déjà d’améliorer l’isolation thermique et acoustique des bâtiments, sans pour autant atteindre une efficacité énergétique maximale. Avant l’accéder à la procédure de changement, il y a quelques points essentiels à prendre en considération.

Choisir entre une menuiserie en bois et en aluminium.

PVC blanc ou coloré, bois naturel ou vernis, aluminium… Le choix du matériau est large concernant la structure de la fenêtre. Mais outre son aspect extérieur, les prix sont aussi très différents, de même que leurs performances. Selon les professionnels, la conception et la fabrication doivent être conformes aux normes en vigueur qui sont les normes françaises pour la conception, ou posséder un agrément technique. Côté performances, elles sont appréciées au regard du coefficient Uw, qui quantifie la déperdition de chaleur. Ce coefficient est déterminé par les performances thermiques du cadre, mais aussi celles du vitrage. Plus ce coefficient Uw n’est bas, meilleurs sont les performances techniques de la fenêtre. Il faut vérifier également que la menuiserie présente un système de rupture de pont thermique, sans quoi les risques des déperditions de chaleur feraient tomber les démarches à l’eau.

Choisir un modèle à double ou triple vitrage.

Si le simple vitrage n’est plus commercialisé, il est reste encore répandu dans l’ancien. Lors de travaux rénovation, il est généralement remplacé par du double vitrage, doté de meilleures performances isolantes grâce à ses deux vitres séparées par une lame d’air. Il existe aussi un double vitrage appelé  isolation renforcée ou à faible émissivité, deux à trois fois plus isolant qu’un double vitrage classique. L’une des deux vitres est couverte, côté intérieur, par une couche transparente d’oxyde métallique, qui empêche la chaleur de s’échapper en hiver. Ce système permettrait des économies supplémentaires de chauffage jusqu’à 10%,  mais coûte environ 5% plus cher qu’un double vitrage ordinaire. Dans certains vitrages, un gaz rare remplace l’air entre les vitres. Plus isolant, il permet de diminuer l’espacement des deux vitres. C’est une technique souvent utilisée dans le triple vitrage, mais coûte en moyenne 50% plus cher qu’un double vitrage performant.

Choisir le type de mise en œuvre : dépose total ou non.

Il y a trois types de mises en œuvre pour une rénovation des portes et fenêtres : la dépose totale du dormant existant : il s’agit d’enlever l’ancienne fenêtre dans son intégralité. C’est la solution à privilégier, notamment si le dormant existant est en mauvais état et pour maximiser la surface vitrée.  Des travaux supplémentaires seront alors nécessaires, comme refaire le revêtement mural autour de la fenêtre. La conservation du dormant existant : il s’agit de poser une nouvelle structure sur le dormant existant, ce qui entraîne une légère réduction de la surface vitrée, appelée clair de vitrage. La solution est plus rapide, moins coûteuse mais un peu moins performant thermiquement. Il est recommandé de conserver au moins 80% du clair de vitrage initial. La dépose de la traverse basse uniquement est un bon compromis pour conserver le clair de vitrage lorsque la dépose totale est difficile. Le professionnel doit effectuer une analyse technique de vos fenêtres avant de vous proposer une solution de mise en œuvre.